Le secteur du développement est vaste. On s’y perd parfois. Réglons d’abord un point ensemble. Quand des organisations viennent accomplir des actions ponctuelles dans une régions, comme reconstruire après une inondations, construire des puits nourrir des populations dans les camps de réfugiés, donner des sacs de riz dans une région en famine, ce n’est pas du développement, c’est de l’assistance humanitaire. Le développement s’effectue dans un contexte de stabilité politique et environnementale, où les populations bénéficient d’un support visant à diminuer leur vulnérabilité à l’environnement et ainsi évoluer dans celui-ci. Des exemples concrets? La construction d’un forage et la formation d’un comité de gestion de l’eau dans le Sahel, former sur le long terme des producteurs à mieux gérer leur exploitation agricole ou développer le système de commercialisation de la mangue en sont des exemples. Je travaille, vous l’aurez deviné, dans le développement.
Il importe de bien différencier les deux parce que la pauvreté rurale africaine reste méconnu par la plupart des gens. Les émissions du type « Vision mondiale » n’aide pas vraiment. On nous montre un visage sans espoir, où seule l’argent peut permettre de soulager les souffrances d’enfants affamés. Mais croire que cette situation est généralisée à tous les villages tient, selon moi, du mensonge. La majorité des gens que j’ai rencontrés cherchent des opportunités, qui ne viennent pas toujours certes, mais ils cherchent! Pour d’autres, la nécessité de faire vivre la famille les contraint à exercer des activités peu productives qui génèrent peu revenus. Un choc naturel, comme une sécheresse, ou familiale, comme un décès imprévu, suffit à enfoncer les gens dans la pauvreté. Le cycle recommence.
Au mois de mai, la majeure partie de la famille sorte labouré les champs. De juin à septembre c’est la saison des pluies. Si la récolte précédente a été bonne, ils pourront éviter la famine. Sinon, ils auront soit recours à l’aide gouvernementale, au support de parents ou de voisins. Dans le pire des cas, ils seront contraints à diminuer leur ration quotidienne.
Après les récoltes, les garçons devront partir en ville pour chercher le travail ou monter au nord du pays pour à la quête d’or dans des mines non industrialisées. D’autres vivent dans des villages où des points d’eau naturelles ou construits permettent le maraîchage. D’autres utilisent même les points d’eau pour fabriquer des briques servant à la construction des maisons. On appelle ces briques « banco ». Chaque brique est fait uniquement de terre, d’eau et de paille. En ville, on les vend 10 FCFA chacune, ce qui correspond à 2 sous. Les femmes, quant à elles, iront vendre le peu d’arachide qu’elles auront cultivé et iront aussi cherché du bois pour le vendre sur le bord des routes, souvent situé à plusieurs kilomètre, une distance qu’elles feront bien sûr à pied.
Le revenu généré pourra permettre à une famille de combler les besoins en nourriture, d’envoyer les enfants à l’école, d’acheter les habits et si possible, d’épargner en cas de décès, de mariage ou de baptême. D’autres utiliseront ce revenu en argent pour acheter des moutons ou un bœuf. L’embouche est une stratégie très répandue comportant plusieurs avantages. L’animal constitue en soi une banque, parce qu’on peut le vendre en cas de besoin. Il constitue aussi une autre source de revenu, car il peut être vendu plus cher après seulement quelques mois d’engraissage.
Je savais déjà, grâce à différents témoignages, à quel point les gens sont résilients ici (« tuff »). Mais c’est en le voyant, et en le vivant, qu’on en comprend réellement toute l’amplitude. J’espère, avec ce texte, fournir une information qui représente justement une partie de la réalité que je perçois. J’espère aussi vous transmettre une partie de cette expérience, et ainsi changer quelques idées préconçues sur ce grand coin de la Terre que nous, « occidentaux », connaissons malheureusement encore très peu.
mercredi 22 avril 2009
jeudi 18 septembre 2008
Compagnon de voyage
J’ai lu ce livre de Hubert Reeves pour la première fois il y a déjà 9 ans de cela. J’étais en secondaire 5 à l’époque. Le livre s’intitulait « Compagnon de voyage ». Ayant écris quelques ouvrages d’astronomie et de physique pour grand public, ce livre avait pour thème l’univers dans son caractère philosophique.
La première partie du livre fait un éloge de la nature. Est-elle belle et cruelle? Tout dépend d’où on la regarde, déclare l’auteur… Il utilise plusieurs exemples avec un élan de poésie que j’ai bien apprécié. Un de ceux-ci nous amène sur le bord d’un lac en forêt, le matin, lorsque le vent n’est pas encore levée. L’homme regarde le spectacle qui s’offre à lui. Le reflet du soleil sur l’eau, l’odeur des sapins, de petits insectes survolant le lac et de petits éphémères bondissent sur une eau presque stagnante. L’homme ne peut qu’apprécier tout ceci lui procurant un grand moment de détente. Transposons nous du côté de l’éphémère maintenant. Il bondit sur le lac à la recherche de nourriture. Il doit se dépêcher car le vent va bientôt se lever et elle devra rejoindre la terre. Tout à coup, sans même pouvoir réagir, un insecte lui plonge dessus et l’avale d’un seul coup. C’est la mort. Qu’elle peut être cruelle, cette même nature.
Je fais beaucoup de parallèle entre ce livre et ce que je vis ici dans mon coin du Burkina Faso. Dans les journaux, on peut lire sur les inondations, la famine, les maladies, la corruption et la pauvreté… D’un autre côté, on entend parler du caractère romantique, voir même exotique toujours présent en Afrique. Sa musique authentique nous fait rêvait, son énergie traversent les continent. Dans tous les films on pourra toujours voir un couché de soleil rougissant la terre ou des dizaines d’enfants, criant et riant, courir derrière une voiture…. L’Afrique est belle et cruelle…
L’accueil burkinabé est exemplaire. Accueilli dans une famille au village, tu pourras, le matin, recevoir du pain et du café qu’ils auront payé pour toi…Le midi, tu aura droit au meilleur morceau de viande et à de l’eau froide. Toutes ces petites attentions vont t’émouvoir. Tu ne t’es par contre pas rendu compte que cette famille n’a pas pu envoyé tous ses enfants à l’école, faute de moyens… Tant de générosité de payent pas les frais de scolarité et le temps nécessaire que les enfants doivent prendre pour aider au taches ménagères.
Dans une famille, voler c’est interdit. Même un blanc a peu de risque de se faire voler. Même avec si peu de moyen, ils n’essaieront pas de te prendre quoi que ce soit. Ce que tu ne peux pas savoir par contre, c’est que les filles de la famille ont peut-être tous été excisées. Personne ne peut voir si une fille est excisée. Lors de l’événement, on dit qu’elle est malade, qu’elle a le palu (paludisme). Ensuite, la vie continue, elle devient comme les autres. Ce n’est pas écrit dans son front, à la petite, qu’elle est excisée… Comment une famille peut-elle être belle et cruelle de cette façon (selon notre point vue en tout cas)?
J’ai également des conversations qui montrent la grande sagesse de ces gens face à leur situation. Cette sagesse n’a pas d’égale et m’impressionne vraiment. Quelques minutes plus tard, d’autres personnes me laissent un mauvais arrière goût par leurs commentaires remplis de préjugés et d’ignorance…Je suis sans cesse confronté à ce dualisme, cette opposition. Je suis cependant très fier de pouvoir constater ces différences et ne pas vivre dans une maison de verre, comme beaucoup d’étrangers font. Certains voient que les bons côtés, d’autres que les mauvais…Mais pour apprendre et avancer, il faut pouvoir vivre dans cette nature qui est la fois belle et cruelle.
La première partie du livre fait un éloge de la nature. Est-elle belle et cruelle? Tout dépend d’où on la regarde, déclare l’auteur… Il utilise plusieurs exemples avec un élan de poésie que j’ai bien apprécié. Un de ceux-ci nous amène sur le bord d’un lac en forêt, le matin, lorsque le vent n’est pas encore levée. L’homme regarde le spectacle qui s’offre à lui. Le reflet du soleil sur l’eau, l’odeur des sapins, de petits insectes survolant le lac et de petits éphémères bondissent sur une eau presque stagnante. L’homme ne peut qu’apprécier tout ceci lui procurant un grand moment de détente. Transposons nous du côté de l’éphémère maintenant. Il bondit sur le lac à la recherche de nourriture. Il doit se dépêcher car le vent va bientôt se lever et elle devra rejoindre la terre. Tout à coup, sans même pouvoir réagir, un insecte lui plonge dessus et l’avale d’un seul coup. C’est la mort. Qu’elle peut être cruelle, cette même nature.
Je fais beaucoup de parallèle entre ce livre et ce que je vis ici dans mon coin du Burkina Faso. Dans les journaux, on peut lire sur les inondations, la famine, les maladies, la corruption et la pauvreté… D’un autre côté, on entend parler du caractère romantique, voir même exotique toujours présent en Afrique. Sa musique authentique nous fait rêvait, son énergie traversent les continent. Dans tous les films on pourra toujours voir un couché de soleil rougissant la terre ou des dizaines d’enfants, criant et riant, courir derrière une voiture…. L’Afrique est belle et cruelle…
L’accueil burkinabé est exemplaire. Accueilli dans une famille au village, tu pourras, le matin, recevoir du pain et du café qu’ils auront payé pour toi…Le midi, tu aura droit au meilleur morceau de viande et à de l’eau froide. Toutes ces petites attentions vont t’émouvoir. Tu ne t’es par contre pas rendu compte que cette famille n’a pas pu envoyé tous ses enfants à l’école, faute de moyens… Tant de générosité de payent pas les frais de scolarité et le temps nécessaire que les enfants doivent prendre pour aider au taches ménagères.
Dans une famille, voler c’est interdit. Même un blanc a peu de risque de se faire voler. Même avec si peu de moyen, ils n’essaieront pas de te prendre quoi que ce soit. Ce que tu ne peux pas savoir par contre, c’est que les filles de la famille ont peut-être tous été excisées. Personne ne peut voir si une fille est excisée. Lors de l’événement, on dit qu’elle est malade, qu’elle a le palu (paludisme). Ensuite, la vie continue, elle devient comme les autres. Ce n’est pas écrit dans son front, à la petite, qu’elle est excisée… Comment une famille peut-elle être belle et cruelle de cette façon (selon notre point vue en tout cas)?
J’ai également des conversations qui montrent la grande sagesse de ces gens face à leur situation. Cette sagesse n’a pas d’égale et m’impressionne vraiment. Quelques minutes plus tard, d’autres personnes me laissent un mauvais arrière goût par leurs commentaires remplis de préjugés et d’ignorance…Je suis sans cesse confronté à ce dualisme, cette opposition. Je suis cependant très fier de pouvoir constater ces différences et ne pas vivre dans une maison de verre, comme beaucoup d’étrangers font. Certains voient que les bons côtés, d’autres que les mauvais…Mais pour apprendre et avancer, il faut pouvoir vivre dans cette nature qui est la fois belle et cruelle.
jeudi 3 avril 2008
Une histoire d’équilibre ou comprendre ce que P/CP veut dire….Et le lien avec le Conseil de Gestion.
On parle souvent d’efficacité. Qu’en est-il vraiment? On l’expliquera sur la base d’un paradigme que l’on peut appeler ‘l’équilibre P/CP’, principe qu’on néglige trop souvent. Voici d’abord une histoire expliquant bien ce principe.
Laissez-moi vous raconter une petite histoire qui illustre bien la nature de mon travail. C’est la fable d’Aesop sur la poule et les œufs d’or.
Cette fable est l’histoire d’un pauvre fermier qui un jour découvrit dans le nid d’une de ces poules un magnifique œuf en or. Au début, il croyait à une supercherie. En manipulant l’œuf, il commence à réfléchir et décide de l’amener chez lui pour une étude plus approfondie.
L’œuf est en or pur! Le fermier ne peut pas croire à cette chance! Il devient encore plus stupéfait le jour suivant quand il voit l’expérience se répéter. Jour après jour, il se réveille en hâte pour trouver d’autres œufs en or dans le nid de la poule en question. Il devient rapidement très riche.
Mais avec la richesse est venue aussi l’avarice et l’impatience. Incapable d’attendre le jour suivant pour avoir un autre œuf en or, il décide de tuer la poule pour ainsi les obtenir tous à la fois. Mais quand il ouvre la poule, il la trouve vide. Il n’y a pas d’œufs en or. Et maintenant il n’y plus moyen d’en avoir aucun. Le fermier a détruit la poule qui les produisait.
Je suggère que dans cette fable se retrouve une loi naturelle, un principe – la définition de base de l’efficacité. La plupart des gens voient l’efficacité du point de vue des œufs en or : plus tu produis, plus tu fais, le plus efficace tu es.
Mais l’histoire montre bien que l’efficacité réelle repose sur deux choses : ce qui est produit (les œufs en or) et ce qui les produit (la poule).
Si tu adopte un mode de vie qui se concentre sur les œufs mais néglige la poule qui les produit, tu te retrouveras tôt ou tard sans la poule pour produire. D’un autre côté, si tu prends uniquement soin de la poule sans avoir d’objectif regardant les œufs en or, tu n’auras bientôt plus rien pour nourrir ni toi, ni la poule!
L’efficacité repose sur un équilibre, qu’on peut appeler « équilibre P/CP ». P signifie Productivité, les résultats désirés, les œufs en or. CP signifie Capacité de Produire, l’habilité ou la chose qui produit les œufs en or.
Et le lien avec le Conseil de Gestion…
Le conseil de gestion a connu une évolution progressive au cours des années. Cette année, nous avons environ 450 adhérents. Les conseillers en gestion sont supposés visiter les adhérents 2 fois par mois pour le suivi-appui conseil, faire le calcul, l’analyse, le commentaire de gestion, la restitution des résultats ainsi que la prévision de la campagne à suivre. Ajoutons à cela les sensibilisations au Conseil de Gestion et la préparation pour le Bilan de Fin de Campagne. N’oublions pas en plus que la plupart des sites ont des adhérents en culture maraîchage et en culture hivernale.
Il serait très facile de justifier une approche en développement centré sur l’acquisition de matériel, de conseil technique. Donnons des intrants à ceux qui produisent. Montrons certaines techniques de productions en espérant que les gens les adoptent. On veut les œufs en or…
Le conseil de gestion est une approche qui fait le pont entre les œufs en or et la poule qui les produits. En donnant des outils aux gens leur permettant de réfléchir sur les choix qu’ils font et de comprendre leurs revenus, leurs dépenses, leur profit, nous investissons dans la Capacité de Produire. En étant une aide à la décision, en leur laissant faire des choix sur la base de résultats concrets de leur exploitation, nous leur donnons des moyens de produire plus d’œufs en or. Nous prenions soin de la poule.
De plus, les formations sur demande, le conseil individuel, le commentaire de gestion et la prévision de campagne sont des choses concrètes pour le producteurs, des aspects qui lui font gagner plus d’œufs en or. C’est un équilibre fragile mais qui a beaucoup de valeur.
Cet équilibre n’est pas sans faille. Certains adhérents laissent la tâche aux conseillers de remplir le cahier de gestion de l’exploitation. On peut produire des œufs en or plus rapidement car il y a moins d’erreur dans le cahier. Mais petit à petit, il y a des centres d’alphabétisation qui construisent leur formation en lien avec le conseil de gestion. Des adhérents passent aussi le relais à leur enfant pour remplir le cahier. On investie dans la poule, dans la capacité de produire…
Cette fable a sur la poule et les œufs en or me permettent d’avoir de la perspective sur mon travail, mais aura je crois beaucoup d’incidence sur ma vie personnelle, familiale et professionnelle futur.
Est-ce que personnellement, j’investis assez de temps dans ma CP?
Est-ce que mes relations interpersonnelles sont basées sur un équilibre P/CP?
À quel point je veux que mon futur patron respecte cet équilibre P/CP dans le travail qu’il me demandera?
Plein de questions, qui demanderont encore plus de réflexions! Mais ça c’est bien, non!?
Laissez-moi vous raconter une petite histoire qui illustre bien la nature de mon travail. C’est la fable d’Aesop sur la poule et les œufs d’or.
Cette fable est l’histoire d’un pauvre fermier qui un jour découvrit dans le nid d’une de ces poules un magnifique œuf en or. Au début, il croyait à une supercherie. En manipulant l’œuf, il commence à réfléchir et décide de l’amener chez lui pour une étude plus approfondie.
L’œuf est en or pur! Le fermier ne peut pas croire à cette chance! Il devient encore plus stupéfait le jour suivant quand il voit l’expérience se répéter. Jour après jour, il se réveille en hâte pour trouver d’autres œufs en or dans le nid de la poule en question. Il devient rapidement très riche.
Mais avec la richesse est venue aussi l’avarice et l’impatience. Incapable d’attendre le jour suivant pour avoir un autre œuf en or, il décide de tuer la poule pour ainsi les obtenir tous à la fois. Mais quand il ouvre la poule, il la trouve vide. Il n’y a pas d’œufs en or. Et maintenant il n’y plus moyen d’en avoir aucun. Le fermier a détruit la poule qui les produisait.
Je suggère que dans cette fable se retrouve une loi naturelle, un principe – la définition de base de l’efficacité. La plupart des gens voient l’efficacité du point de vue des œufs en or : plus tu produis, plus tu fais, le plus efficace tu es.
Mais l’histoire montre bien que l’efficacité réelle repose sur deux choses : ce qui est produit (les œufs en or) et ce qui les produit (la poule).
Si tu adopte un mode de vie qui se concentre sur les œufs mais néglige la poule qui les produit, tu te retrouveras tôt ou tard sans la poule pour produire. D’un autre côté, si tu prends uniquement soin de la poule sans avoir d’objectif regardant les œufs en or, tu n’auras bientôt plus rien pour nourrir ni toi, ni la poule!
L’efficacité repose sur un équilibre, qu’on peut appeler « équilibre P/CP ». P signifie Productivité, les résultats désirés, les œufs en or. CP signifie Capacité de Produire, l’habilité ou la chose qui produit les œufs en or.
Et le lien avec le Conseil de Gestion…
Le conseil de gestion a connu une évolution progressive au cours des années. Cette année, nous avons environ 450 adhérents. Les conseillers en gestion sont supposés visiter les adhérents 2 fois par mois pour le suivi-appui conseil, faire le calcul, l’analyse, le commentaire de gestion, la restitution des résultats ainsi que la prévision de la campagne à suivre. Ajoutons à cela les sensibilisations au Conseil de Gestion et la préparation pour le Bilan de Fin de Campagne. N’oublions pas en plus que la plupart des sites ont des adhérents en culture maraîchage et en culture hivernale.
Il serait très facile de justifier une approche en développement centré sur l’acquisition de matériel, de conseil technique. Donnons des intrants à ceux qui produisent. Montrons certaines techniques de productions en espérant que les gens les adoptent. On veut les œufs en or…
Le conseil de gestion est une approche qui fait le pont entre les œufs en or et la poule qui les produits. En donnant des outils aux gens leur permettant de réfléchir sur les choix qu’ils font et de comprendre leurs revenus, leurs dépenses, leur profit, nous investissons dans la Capacité de Produire. En étant une aide à la décision, en leur laissant faire des choix sur la base de résultats concrets de leur exploitation, nous leur donnons des moyens de produire plus d’œufs en or. Nous prenions soin de la poule.
De plus, les formations sur demande, le conseil individuel, le commentaire de gestion et la prévision de campagne sont des choses concrètes pour le producteurs, des aspects qui lui font gagner plus d’œufs en or. C’est un équilibre fragile mais qui a beaucoup de valeur.
Cet équilibre n’est pas sans faille. Certains adhérents laissent la tâche aux conseillers de remplir le cahier de gestion de l’exploitation. On peut produire des œufs en or plus rapidement car il y a moins d’erreur dans le cahier. Mais petit à petit, il y a des centres d’alphabétisation qui construisent leur formation en lien avec le conseil de gestion. Des adhérents passent aussi le relais à leur enfant pour remplir le cahier. On investie dans la poule, dans la capacité de produire…
Cette fable a sur la poule et les œufs en or me permettent d’avoir de la perspective sur mon travail, mais aura je crois beaucoup d’incidence sur ma vie personnelle, familiale et professionnelle futur.
Est-ce que personnellement, j’investis assez de temps dans ma CP?
Est-ce que mes relations interpersonnelles sont basées sur un équilibre P/CP?
À quel point je veux que mon futur patron respecte cet équilibre P/CP dans le travail qu’il me demandera?
Plein de questions, qui demanderont encore plus de réflexions! Mais ça c’est bien, non!?
Des photos
Quelques photos qui font exemption...Je suis dans les photos!

Alain, un ancien volontaire, Augustin, un ami ainsi que toute sa famille au village de Silia.

Moi sur un âne...sans commentaires! et non ce n'est pas de la neige. juste l'appareil photo qui est bizarre

Moi qui sort d'un bus lors d'une mission

Alain, un ancien volontaire, Augustin, un ami ainsi que toute sa famille au village de Silia.

Moi sur un âne...sans commentaires! et non ce n'est pas de la neige. juste l'appareil photo qui est bizarre

Moi qui sort d'un bus lors d'une mission
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